François Hollande, le 28 août 2026 à Blois ( AFP / ALAIN JOCARD )
François Hollande a appelé mercredi à ne pas "faire une fixation" sur le rôle de La France insoumise dans les manifestations des dernières semaines, tout en reprochant au mouvement de gauche radicale de n'avoir pas "dénoncé clairement la violence".
"Ce qui s'est produit, ce n'est pas un parti politique ou un personnage qui a mis de l'huile sur le feu et qui a organisé la manifestation. Ce qui s'est produit, c'est qu'il y a eu des violences, des pillages, du vandalisme et des attaques contre des bâtiments publics", a dit l'ancien président socialiste sur France Inter.
Le gouvernement pointe la responsabilité supposée de l'ultragauche et de LFI, qu'il accuse d'avoir poussé au désordre en marge des mobilisations du 17 octobre.
François Hollande a estimé que "ce qu'on peut reprocher à LFI, c'est de ne pas dénoncer clairement la violence, ou de mettre en équivalence la violence des émeutiers et la violence policière".
Mais il a affirmé qu'il ne fallait pas "faire une fixation sur LFI pour ne pas voir ce qui se passe dans le pays".
"Il n'y a jamais un manipulateur, il n'y a jamais un organisateur", a-t-il dit.
Le député a appelé à "répondre à la crise sociale par le dialogue avec les lycéens" plutôt que de pointer "la responsabilité de tel ou tel".
François Hollande a dit voir une "crise d'autorité". "Nous avons affaire à un gouvernement qui est faible, un président de la République qui est absent", a-t-il dénoncé.
L'ancien chef de l'État, dont le mandat a notamment été marqué par l'importante mobilisation contre la loi Travail de 2016, a accusé le gouvernement de manquer d'"expérience" face aux grandes manifestations.
François Hollande, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, a jugé que la campagne ne commencerait réellement qu'"après que l'on aura terminé avec cette crise, c'est-à-dire pas avant le mois de janvier, février".
Il avait, par le passé, dit tabler sur un "moment de vérité" en décembre.
Questionné sur son soutien à Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche à laquelle il n'a pas souhaité participer, François Hollande a répondu souhaiter "la victoire d'un candidat, en l'occurrence socialiste et social-démocrate à l'élection présidentielle".

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